Argh… Les fans de Black Mirror ont dû se contenter de 3 malheureux épisodes, après l’interlude interactif Bandersnatch, toujours disponible sur Netflix. 3 épisodes pour une saison décevante à plus d’un titre, dont l’un des défauts majeurs est de rester à la surface des thématiques abordées.

Populaire pour sa capacité à souligner les failles de notre rapport aux technologies numériques, Black Mirror se contente ici de nous raconter trois histoires prévisibles et beaucoup moins puissantes qu’espéré.

Si le premier épisode, qui raconte comment deux amis se retrouvent dans la réalité virtuelle d’un jeu-vidéo révolutionnaire, est plutôt agréable à suivre, tout comme le troisième, avec Miley Cyrus en pop star exploitée par son management, le second tombe méchamment à plat.

Serait-il temps de conclure ?

Le problème vient aussi du fait que tous les épisodes durent plus d’une heure. Une durée excessive jamais vraiment justifiée par une écriture inutilement alambiquée qui, hélas, se prend plus d’une fois les pieds dans le tapis.

Reste que ce cinquième acte réserve tout de même quelques bons moments, reposant sur des idées et des concepts prometteurs mais jamais pleinement exploités.

On espère alors que pour la prochaine fois, Charlie Brooker, le showrunner, redresse la barre. Sinon, il serait peut-être temps de conclure…


A VOIR AUSSI SUR WEFUZZ
Surveillance de masse en Chine : quand la réalité dépasse la fiction

 

Retrouvez toutes les chroniques Ciné & Séries de Gilles Rolland sur

Gilles Rolland