Vous souhaitez trouver un stage ou un emploi dans un pays anglophone. Vous connaissez le secteur ou les entreprises auprès desquelles vous allez postuler, parlez un minimum la langue… Reste à faire le bon courrier, sachant qu’un CV et une lettre de motivation en anglais ne ressemblent pas tout à fait à un courrier français. WeFuzz vous livre les fondamentaux du CV en anglais.

S’il y doit y avoir une règle à ne pas oublier, quelque soit le courrier que vous allez faire pour candidater sur un poste – CV, lettre de motivation (« cover letter »), email –, c’est celle-ci : la candidature doit insister sur les compétences plutôt que sur les qualifications formelles.

Pourquoi ? Parce que traditionnellement, les Anglo-saxons recherchent plutôt le savoir-faire que le savoir 

Ainsi, CV et lettre doivent s’attacher à mettre en valeur les compétences professionnelles et personnelles, davantage que les connaissances, et se présenter comme un bilan, assez souple, qui vient éventuellement répondre à une demande – lorsque vous répondez à une offre.

Ceci explique en partie, même si c’est variable selon les pays, que l’on peut faire un CV sur plusieurs pages, sauf si l’entreprise vous demande un « resume ». Une à trois pages sont ainsi appréciés aux États-Unis et en Australie, alors qu’un CV court conviendra mieux à une candidature britannique.

Les verbes d’actions, very important !

Le CV anglophone accepte aussi facilement le style narratif, alors qu’en France on se contente du style télégraphique. Plus important, il faut préférer les verbes d’action aux verbes d’état, notamment dans votre rubrique « Employment History » ou « Professional Experience ».

Répétons le : en français, on décrit ce que l’on est et l’on utilise plutôt des formes nominales, alors qu’en anglais on montre que l’on fait. Il faut donc utiliser une langue et un vocabulaire dynamiques : working, organizing…

Autre spécificité anglo-saxonne, il convient bien de décrire, en tête de CV, les objectifs que l’on se fixe ou son profil en quelques mots.

La partie consacrée aux diplômes, « Education », doit de son côté être brève et présenter les principaux ou plus hauts diplômes obtenus. Pas besoin de s’attarder sur le bac quand on a un master et un doctorat. Outre signaler l’équivalence de votre diplôme en « degree » (master, bachelor…), il faut aussi noter le nom des établissements où l’on a décroché les qualifications. Car dans les pays anglo-saxons, l’origine universitaire compte…

L’importance des langues, of course

En dehors de ces rubriques principales, toutes les autres compétences sont les bienvenues.

Les langues sont de vrais atouts, et ce quel que soit le niveau. Une rubrique « Language Skills » permet de lister des langues avec, de préférence, les niveaux reconnus en Europe, de type : « French : native speaker », « English : Level B2 » ou « Independent User », « German : Basic User »… Évidemment, tout diplôme ou qualification doit être mentionné (Cambridge First Certificate, TOEFL…) et il ne faut pas hésiter, avant, à s’autoévaluer.

By the way, who are you ?

De la même manière, la rubrique « Interests » ou « Hobbies » ne doit pas être négligée parce qu’elle permet de faire ressortir votre personnalité, ce qui est parfois très apprécié outre-Manche.

Il est Important, par exemple, de montrer son implication associative ou civique qui fera peut-être la différence. Même constat pour la rubrique « Information Technology Skills » : le recruteur ne vous connaît pas, et savoir que vous utilisez des simples logiciels de bureautique l’intéressera, même avec « some knowledge » !

Bref, vous l’aurez compris l’ordre des rubriques n’est pas canonique comme en France, et on fera passer l’expérience avant la rubrique « Education » si on a pas mal d’expériences professionnelles à présenter. De la même manière, on privilégiera l’ordre ante-chronologique.

Enfin, la lettre de motivation qui accompagnera votre CV obéit quant à elle au même principe que dans l’hexagone : mettre l’accent sur les compétences attendues pour le poste et ses qualités perso, en usant d’expressions de type « sense of responsibility », « highly organised », « dynamism and ability to get on with people », « enthusiastic »…

Ah, un dernier détail : pour éviter toute discrimination, le CV américain n’exige pas la photo, l’âge, le genre et le statut marital.

Bref, une fois tout cela posé, notre ultime conseil vaut son pesant de Dragibus : faire relire son courrier par un anglo-saxon avant de l’envoyer.

Image : Mohamed Hassan / Pixabay