C’est une pratique courante : faire se rencontrer sur des temps très courts recruteurs et candidats, regroupés en nombre dans un même espace. Le challenge du speed dating, c’est de séduire les recruteurs en 8 à 10 minutes, sachant qu’à la clé il y a peut-être stage ou embauche.

Même quand on ne parle pas de speed dating, nombreuses sont en effet les rencontres (salons, forums…), organisées entre recruteurs et étudiants, qui reposent sur ce principe.

Ces face-à-face rapides permettent de voir tout le monde ou presque, de déposer son CV, de candidater pour des stages ou emplois ou d’échanger sur ses compétences et la politique RH de l’entreprise que l’on rencontre.

De nombreuses écoles de management testent régulièrement leurs étudiants au speed dating, en partenariat avec des cabinets de recrutement.

L’avantage : voir beaucoup de recruteurs en peu de temps

Certes, la durée laissée aux échanges est limitée. Mais elle permet en revanche de nombreuses rencontres que vous obtiendrez rarement, sinon jamais, en candidatant individuellement auprès d’entreprises.

Autre avantage appréciable pour les candidats, « la rapidité de la rencontre permet de bousculer la routine et de se centrer sur l’essentiel », confie à WeFuzz Philippe M. ,un recruteur de profils juniors dans un cabinet de RH. Ce qui permet d’éliminer « les questions subtiles » ou « la déstabilisation ». Du coup les échanges font moins peur au candidat. Et côté recruteur, c’est l’occasion de « pêcher » ici des profils que d’autres n’auront pas trouvé.

Une rencontre à préparer

Du coup, il est utile de s’y préparer. Et ce d’autant plus que le speed dating est loin d’être favorable à tous, comme le souligne notre recruteur : « L’effet très court favorise les gens plus vifs, qui parlent et se présentent bien, qui ont le diplôme qui va bien, et à l’inverse cela dessert ceux qui ont un diplôme compliqué à expliquer, qui sont timides, ont un physique peu avantageux. » Avec des exceptions, néanmoins. « Quelqu’un qui subit une discrimination pour ses origines, sa couleur de peau, un handicap, etc. peut être justement avantagé s’il a les premières caractéristiques. »


A retenir

A quoi faut-il se préparer avant un speed dating ?

Si un jeune se met à pérorer sur lui, se raconter depuis le lycée jusqu’à la dernière expérience ou ne dit quasiment rien, le recruteur va s’ennuyer et décrocher. Il faut être capable de se présenter en 1 à 2 minutes, en disant l’essentiel, des choses qui comptent.

Qu’est-ce qui compte ?

Il faut savoir ce qui va intéresser l’entreprise, donc la connaître un minimum. Et cibler les compétences qu’elle recherche. Il ne s’agit pas non plus de faire un discours sur soi, mais sur ce qu’il y aura à faire ensemble et en quoi on peut être utile à l’entreprise. Ce n’est donc pas « moi » mais « nous » qui prime.

Que faut-il éviter ?

Il faut surtout ne pas dire ce que tout le monde dit mais ce qui nous caractérise ! Éviter les banalités, du genre « je suis adaptable ». Et trouver des preuves simples de ce qu’on avance.

Comment s’entraîner ?

À plusieurs avec un chrono. On se présente en 2 minutes, sans parler vite, et on demande ensuite à la personne qui a écouté de noter les 15 mots qu’elle retient. En s’entraînant, la fois d’après on saura faire passer les bons mots-clés en 2 minutes.

Image : Tumisu/Pixabay


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