Vous êtes étudiant(e) et vous avez l’esprit d’entreprise ? Bonne nouvelle : le ministère de l’Enseignement supérieur lance un plan en faveur de l’entrepreneuriat étudiant. Objectifs: accélérer les projets des étudiants les plus motivés pour faire émerger des entreprises ambitieuses et innovantes.

Baptisé L’esprit d’entreprendre, ce plan s’articule autour de 8 mesures :

 Sensibiliser 100 % des étudiants à « l’esprit entrepreneur » pour pouvoir cultiver la fibre  entrepreneuriale : mobilisation d’un réseau de professionnels, sur chaque universitaire, pour que chaque étudiant puisse bénéficier d’une première sensibilisation inspirante à l’entrepreneuriat.

 

Une offre de formation à l’entrepreneuriat sur-mesure, adaptée à chaque étudiant :

  • Proposer des unités d’enseignement « entrepreneuriat » au sein de leur cursus, quelle que soit leur filière.
  • Développer des « semestres entrepreneuriat », permettant aux étudiants de passer un semestre à développer leur start-up tout en validant des crédits ECTS.
  • Accroître l’offre de cursus en entrepreneuriat (licences professionnelles et masters).
  • Créer des modules d’entrepreneuriat spécifiques pour les formations doctorales.

 

Donner une vraie reconnaissance au diplôme d’étudiant entrepreneur (D2E) :

  • Inscrire le D2E au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et collaborer avec les partenaires socio-économiques pour sa reconnaissance dans l’entreprise.
  • Adosser le D2E à un référentiel de compétences, pour que la délivrance du diplôme certifie que l’étudiant entrepreneur dispose d’un socle de compétences.

 

Ouvrir l’accès au statut national d’étudiant-entrepreneur (SNEE) :

  • Rehausser les moyens des PEPITE pour s’assurer qu’aucun SNEE n’est refusé à des étudiants méritants faute de place.
  • Instaurer une « charte qualité » définissant le socle de services auxquels donne droit le SNEE, afin de garantir que les étudiants bénéficiant du SNEE auront accès à tous les services dont ils ont besoin.
  • Octroyer une gratification compensant l’indemnité de stage pour les étudiants boursiers qui ont opté pour une période de professionnalisation sur leur projet d’entrepreneuriat en lieu et place du stage.
  • Faciliter pour les étudiants boursiers la réalisation de vacations ou l’accès à des emplois étudiants au service des PEPITE.

 

Faire des pôles PEPITE des « lieux totem » sur les campus

  • Localiser chaque pôle PEPITE dans un « lieu totem », convivial et bien équipé, qui bénéficie d’une forte visibilité. Ce lieu totem sera mis en réseau avec les autres dispositifs d’appui à l’entrepreneuriat (fablab, espace de coworking, incubateurs, etc.).
  • Généraliser les espaces de coworking sur chaque site d’enseignement supérieur.
  • Faciliter la mobilité nationale des étudiants-entrepreneurs en leur permettant d’accéder à l’ensemble des lieux totem du territoire, par la création d’un « pass mobilité ».

 

Faire monter en puissance l’encadrement des PEPITE

  • Augmenter le budget des PEPITE pour accompagner la montée en puissance des pôles, en coordination avec l’ensemble des acteurs concernés (établissements, collectivités locales, entreprises, etc.). La priorité sera donnée aux pôles ayant les projets les plus ambitieux en faveur des étudiants entrepreneurs.
  • Structurer dans chaque université un réseau d’enseignants référents pour l’entrepreneuriat.
  • Ouvrir les pôles PEPITE à des entrepreneurs accomplis, notamment des alumnis, qui pourront faire profiter les étudiants de leur expérience.

 

Faire rayonner l’entrepreneuriat étudiant à la française à l’international :

Faciliter la mobilité internationale des étudiants entrepreneurs, sur la base de missions exploratoires et de missions plus structurées pour le développement des start-up à l’étranger. Des partenariats seront noués avec des incubateurs et structures partenaires, pour permettre aux étudiants français d’effectuer leurs stages à l’étranger (et réciproquement).

Nommer un délégué ministériel à l’entrepreneuriat étudiant chargé de mobiliser l’ensemble de l’écosystème :

Il devra notamment  faciliter l’accès pour les étudiants aux dispositifs financiers de BPI France (aides aux entreprises innovantes).
Enfin, il s’agira de capitaliser sur les initiatives des universités et les écoles, via notamment la structuration d’un réseau des vice-présidents entrepreneuriat.

Image : Alyibel Colmenares/Pixabay