Les Avengers, ou plutôt ce qu’il en reste suite à la victoire de Thanos, essayent d’envisager l’avenir sans parvenir totalement à admettre leur défaite face au titan. Mais alors que tout semble perdu, une issue se profile…

Suite d’Infinity War, Endgame conclut le troisième cycle du MCU. Et ce malgré les propos du patron de Marvel, Kevin Feige, au sujet de la véritable conclusion de la phase 3, qui interviendrait à la fin de Spider-Man 3.

Un spectacle à la hauteur des attentes

Ce blockbuster XXL de plus de 3 heures impressionne souvent, mais ennuie aussi un tout petit peu. Ainsi, difficile de ne pas se dire qu’avec une bonne demi-heure en moins, Endgame aurait vraiment pu s’imposer comme le chef-d’œuvre définitif du Marvel Cinematic Universe. Mais malgré tout, difficile de faire la fine bouche, car si le ventre mou à mi-parcours met bel et bien du plomb dans l’aile à l’ensemble, le spectacle est largement à la hauteur des attentes.

La bataille finale fait ainsi partie des grands morceaux de bravoure Marvel au cinéma. Une bataille épique, remarquablement construite et écrite, en forme de gros cadeau pour les fans, intervenant après une longue mise en place et une série de péripéties parfois un peu tirées par les cheveux mais néanmoins convaincantes.

Une larmichette pour la route ?

Alors oui, comme bien des films centrés sur les voyages dans le temps, Endgame se prend un peu les pieds dans les tapis et emprunte des raccourcis bien pratiques. Il y a aussi le traitement un peu curieux infligé à Thor et cet humour qui dynamite parfois la tension dramatique.

Mais n’oublions pas qu’on reste dans la logique Marvel. Avengers : Endgame reste un film grand public. Ni trop violent, ni trop sombre, mais tout de même très émouvant. Davantage, d’ailleurs, que tous ceux qui l’ont précédé. Verser sa larme devant un Marvel ? Oui, c’est possible. Avoir la chair de poule aussi.

Dans ses meilleurs moments, ce nouvel opus se montre à la fois galvanisant, époustouflant, virtuose et parfaitement calibré. Quand il relâche la pression, il s’éparpille mais retombe toujours sur ses pattes. C’est bien le principal, non ?

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Gilles Rolland