Qui n’a jamais rêvé d’être dans la peau d’un gladiateur, un chevalier ou une princesse ? Le temps d’une journée ou d’un week-end, c’est possible avec le GN, ou jeu de rôle grandeur nature, une activité qui a de plus en plus d’adeptes en France et dans le monde.

Dans un GN, c’est l’association organisatrice de l’événement qui met en scène un scénario original. Les joueurs y incarnent des personnages, et le scénario évolue en fonction des actions des participants.

À la différence du théâtre, les joueurs, ne connaissent ni la fin de l’histoire, ni le rôle des autres participants. L’objectif est de créer des interactions entre les joueurs, les figurants et les évènements prévus par les organisateurs. Le scénario peut être plus ou moins directif en fonction des contraintes de temps, de lieu, de moyens et du style de jeu voulu par les organisateurs.

Un GN peut se dérouler aussi bien en plein air qu’en intérieur : en forêt, dans un château… Il dure de quelques heures à plusieurs jours et peut réunir des centaines de personnes !

On ne se déguise pas, on se costume !

Il existe plusieurs genres de GN : ambiance futuriste, western, vampirique, policier ou encore post-apocalyptique. Mais depuis plusieurs années, la tendance lourde est aux GN médiévaux-fantastiques.

Soit les organisateurs procèdent à un casting pour distribuer les rôles inclus dans le scénario aux inscrits, soit les rôles sont déterminés sous forme d’accord entre joueurs et organisateurs, afin de garantir une histoire cohérente.

Le « roleplay », qui est l’interprétation du rôle, tient une place très importante dans un GN. Les figurants travaillent en étroite collaboration avec les organisateurs. Ils peuvent jouer différents personnages au cours de l’évènement. Leur rôle est d’interagir avec les participants pour les guider dans le scénario. Par exemple, si un joueur doit recourir à une potion magique, il doit s’adresser à l’alchimiste qui est en fait un figurant. Celui-ci lui peut lui glisser un indice qui va l’aider à avancer dans l’intrigue.

Promenons-nous dans les bois…

Dans tout bon GN, le but est de trouver la clé d’un mystère ou tout simplement de s’amuser. Chaque joueur avance grâce aux indices échangés avec les autres participants. Une partie se conclut parfois avec une bataille finale mais il existe de nombreux GN sans combats. Les armes factices utilisées sont en mousse et vérifiées par les organisateurs. Aucun risque de se blesser ! Les GN demandent donc beaucoup d’organisation : écriture du scénario, location du lieu, préparation des costumes, mise en place des décors, création des effets spéciaux, réunion des participants…

Le résultat ? Des rencontres véritablement uniques. Il faut compter en moyenne 10 euros pour une demi-journée de GN et jusqu’à 100 euros pour un week-end, hébergement et repas inclus.

Mais mieux vaut ne pas avoir peur de croiser quelqu’un que l’on connaît et de l’entendre demander : « Qu’est-ce que tu fiches à courir en jupe dans la forêt ? ».

En savoir plus :

Fédération française des jeux de rôles grandeur nature, www.fedegn.org

Image : Alfred Derks / Pixabay