Disney s’est offert Marvel mais, dans sa grande bonté, a autorisé Netflix à continuer à développer des séries avec des super-héros délaissés par le cinéma comme Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist et le Punisher. Mais un jour, Mickey s’est dit que ce serait quand même pas mal de lancer sa propre plate-forme de VOD….

Conséquence directe pour Netflix : petit à petit, les héros Marvel ont dû faire face à une série d’annulations en cascade. Ce fut Iron Fist le premier à en faire les frais, puis Luke Cage. Des shows sympathiques mais pas non plus mémorables. Ce fut plus grave quand Daredevil dut se résoudre à raccrocher le costume au terme d’une saison 3 pourtant excellente. Et si une troisième saison de Jessica Jones est dans les tuyaux, il y a fort à parier qu’elle aussi suive les autres vers la sortie…

C’est donc dans ce contexte compliqué qu’a déboulé l’acte 2 des aventures du Punisher. Une saison qui démarre très fort, avec 3 épisodes franchement percutants, aussi violents que parfaitement mis en scène. Le temps d’introduire un nouveau méchant (The Pilgrim) et de prendre des nouvelles de l’ancien (Billy Russo, devenu Jigsaw).

Des passages un peu vains, mais…

Le souci, c’est que cette introduction n’a fait que mettre en exergue le caractère plutôt mou du genou des épisodes suivants… Au fond, c’est toujours le même problème. L’histoire, ici étalée sur 13 épisodes, aurait été plus percutante sur une petite dizaines d’épisodes. Du coup, fatalement, la saison 2 compte beaucoup de passages dialogués un peu vains, où sont reformulées encore et toujours les mêmes thèmes.

Même si on apprécie la psychologie poussée et les thématiques (le stress post-traumatique, l’aspect politique du récit, la rédemption de l’anti-héros, sa quête de justice…), on aurait aimé que l’action prenne un peu plus le dessus. Car quand c’est le cas, The Punisher est une série pleine de fougue. Avec du sang, des tripes, des larmes et de la sueur…

À l’heure où le destin du show porté par le bestial Jon Bernthal semble être scellé, force est donc de reconnaître à cette nouvelle saison de belles qualités formelles et une énergie certaine. Malgré les baisses de régime donc…

Gilles Rolland

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