Nous avions laissé les androïdes du parc Westworld en pleine révolution, enfin libérés de leurs chaînes, confrontés à des humains complètement dépassés. La saison 1 s’achevait dans le sang et les larmes, sur une note teintée de mélancolie…

Portée par Jonathan Nolan (le frère de Christopher, réalisateur de Dunkerque, Interstellar, Batman…) et Lisa Joy, la série produite par J.J. Abrams s’est vite imposée comme l’un des plus gros blockbusters de la télévision américaine. Une série, rappelons-le, adaptée du film Mondwest, de Michael Crichton, en 1973, avec en tête d’affiche le légendaire Yul Brynner.

De nouveaux univers

La saison 2 donne l’occasion au show d’étendre ses frontières. Car sans trop en dire, le parc ne se limite pas au monde western mais propose à ses visiteurs plusieurs autres univers. Des mondes que les hôtes, les androïdes en pleine révolte, vont par ailleurs visiter.

Autant dire qu’il se passe plein de choses dans ce second acte. Malheureusement, si l’ambition est toujours aussi folle et la maîtrise technique sans cesse plus spectaculaire, il n’en pas de même pour le scénario, parfois un peu trop nébuleux pour vraiment se montrer efficace.

Récit tentaculaire et affrontements furieux

Rien de grave mais à certains moments, Westworld patauge un peu. Ce qui n’était absolument pas le cas dans la saison 1. Plusieurs pistes sont suivies, on se perd un peu dans les méandres d’un récit tentaculaire aux fortes implications philosophiques et on est donc aussi en droit d’un peu s’ennuyer. Surtout à mi-parcours, avant l’enfilade finale qui quant à elle, envoie du lourd, avec des affrontements bien furieux et des retournements de situations véritablement bien amenés.

Et forcément, à la fin, alors que se termine l’ultime épisode, on n’a qu’une envie : rapidement voir la saison 3…

 

Gilles Rolland

Retrouvez toutes les chroniques Ciné & Séries de Gilles Rolland sur