Ce qui était l’objet d’une fiction dans l’épisode Nosedive  de la série Black Mirror est en train de devenir une réalité en Chine : l’utilisation des données personnelles et de la vidéosurveillance pour contrôler les citoyens.

La Chine est la première nation du monde à adopter un système de surveillance de masse connecté. En germe depuis plusieurs années, le système de « crédit social chinois » qui doit entrer en fonction en 2020 est conçu comme un réseau numérique attribuant des « crédits sociaux » aux habitants.

En fonction de leurs comportements, les citoyens et les entreprises vont se voir attribuer une note de confiance individuelle – ce qu’on appelle le « rating ». Ce système devrait, selon le Parti communiste chinois, permettre « aux personnes de confiance de circuler librement, tout en contraignant au maximum celles qui seraient considérées de « non-confiance » ».

200 millions de caméras

Selon la chaîne australienne ABC News Australia, qui a réalisé un reportage sur ce sujet, le système mettra à contribution près de 200 millions de caméras de vidéosurveillance et utilisera les dernières technologies de reconnaissance faciale. Mais surtout, boosté par des réseaux d’intelligence artificielle, il utilisera massivement les données personnelles des individus (médicales, financières, judiciaires).

En pratique, un citoyen qui paiera ses factures dans les temps, triera ses déchets et s’impliquera dans la vie communautaire sera bien noté. En retour, cette bonne note lui procurera des avantages tels que des délais réduits pour accéder à des soins ou des facilités pour obtenir un crédit. Mais à chaque infraction – fumer là où c’est interdit, traverser hors des passages piétons… –, une mauvaise note pourra s’accompagner d’amendes, de fermetures d’accès à Internet ou de restrictions de la liberté de déplacement.

Espérons que tous les scénarios de Black Mirror ne fassent pas irruption dans le réel…

Crédit photo : ABC News Australia


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