C’est le 13 août dans la soirée, lors du Summer Slam, que Ronda Rousey a véritablement fait ses débuts à la WWE, la principale fédération américaine de catch. Un nom qui résonne avec force quand on parle de combat libre mais un personnage qui reste pourtant relativement méconnu. Surtout en France. Alors qui est cette catcheuse qui avant, se battait autrement plus violemment, dans l’octogone ? Retour sur un parcours percutant…

Du judo au MMA : zéro blabla un max de tracas 

Ronda Rousey est née le 1er février 1987 en Californie. Sa mère, championne du monde de judo, l’entraîne à partir de ses 11 ans. En 2004, elle participe au Jeux Olympiques d’Athènes et décroche la neuvième place. Toujours en 2004, elle devient championne des USA. Ronda ne s’arrête pas là puisqu’elle gagne la médaille d’or des Jeux panaméricains de 2007. À Pékin, toujours aux Jeux Olympiques, elle termine sur la troisième marche du podium avec la médaille de bronze. C’est d’ailleurs la première américaine à se distinguer à ce point dans ce sport. 

C’est en août 2010 qu’elle se décide à passer à quelque chose de plus violent. Elle débute alors une carrière dans les arts-martiaux mixtes. Connue pour sa fameuse clé de bras, elle se distingue très rapidement. Ronda Rousey grimpe les échelons de ce sport à coups de victoires écrasantes et devient la première championne féminine de l’UFC en 2012. En 2004, elle met au tapis Sara McMann, la médaillée d’argent de lutte au J.O. d’Athènes. En 2015, elle corrige méchamment l’invaincue Bethe Correia, en seulement 34 secondes. Une victoire qui suit son titre de meilleure athlète féminine de l’année. Mais c’est aussi en 2015 qu’elle encaisse sa première défaite face à Holly Holm. En 2016, après une année passée en dehors de la compétition, Ronda remet le couvert et doit se résoudre à perdre pour la deuxième fois, assez lourdement, face à la championne Amanda Nunes. Le tout en moins d’une minute. Ce qui n’empêche pas l’UFC d’introniser Ronda Rhousey dans son Hall Of Fame en 2018. 

Arrivée sur le ring de la WWE

À la surprise générale en 2018, Ronda Rousey signe un contrat à temps complet à la WWE. On avait déjà pu la voir sur les rings de la fédération en 2015, aux côtés de The Rock, pour Wrestlemania, mais il n’avait jamais été envisageable de la voir quitter un sport comme le MMA pour aller vers le catch, qui, comme tout un chacun sait, obéit à des règles bien particulières et suit des trames bien sûr écrites à l’avance. Mais on peut aussi comprendre que Ronda Rhousey, malgré son jeune âge, ait voulu préserver sa santé. Même si elle n’a encaissé que deux K.O. dans sa carrière de combattante. Et puis il y a fort à parier que la WEE lui réserve le meilleur pour les mois à venir, en la mettant au centre d’intrigues savoureuses. Ses premières apparitions avec sa rivalité avec Alexa Bliss, tendent d’ailleurs à le prouver. 

Et puis il est aussi probable que cette redirection vers le catch soit aussi une stratégie pour percer dans le cinéma. Espérant peut-être suivre les traces de catcheurs devenus acteurs à succès comme Dwayne Johnson et Dave Bautista, Ronda Rousey pourrait bien poursuivre une carrière dans le septième-art, après des apparitions remarquées dans Expendables 3 et Fast and Furious 7. On la retrouvera d’ailleurs très bientôt aux côtés de Mark Wahlberg dans le film 22 Miles, de Peter Berg.