L’acteur Harrison Ford a tenu un discours qui a fait beaucoup d’effet, à l’occasion d’une allocution prononcée au Sommet mondial sur l’action pour le climat (Global Climate Action Summit) qui s’est tenu à San Francisco la semaine dernière.

« Nous pouvons installer des panneaux solaires sur chaque maison, nous pouvons transformer chaque voiture en véhicule électrique, mais tant que [la forêt de] Sumatra brûle, nous aurons échoué », a-t-il martelé, visiblement excédé par l’inertie des gouvernements à progresser en matière de lutte pour l’environnement. Et de rappeler que les puits de carbone naturels (les forêts) sont actuellement « la seule solution possible » pour lutter contre le changement climatique.

« Élisez des leaders qui croient en la science ! »

« Tant que nous ne changeons pas la tendance actuelle, l’avenir de l’humanité restera incertain. Tant que les grandes forêts de l’Amazonie seront coupées et brûlées, tant que les terres protégées des populations tribales, les peuples autochtones, seront envahis, tant que les zones humides et les tourbières seront détruites, nos objectifs climatiques resteront à atteindre ».

« Arrêtez de donner le pouvoir à des gens qui ne croient pas en la science, ou pire, prétendent qu’ils ne croient pas en la science pour leur propre intérêt », a rugi l’acteur : « Ils savent qui ils sont. Nous savons qui ils sont ! Élisez des leaders qui croient en la science ! ».

Crise morale et responsabilité

Qualifiant le changement climatique de « plus grande crise morale de notre époque », Ford redoute que ce soient les « moins responsables qui supportent les coûts les plus élevés ».

Et de conclure son discours par un appel à l’action : « Fermons nos téléphones, retroussons nos manches et donnons un coup de pied au c.. de ce monstre [le changement climatique] »

Depuis 27 ans, Harrison Ford collabore avec le groupe environnemental Conservation International. Cette ONG soutient des scientifiques du monde entier dont le but est d’identifier et surmonter les menaces contre la biodiversité.

Voir l’intervention d’Harrison Ford :