Le réalisateur Thomas Lilti retrouve l’acteur Vincent Lacoste quatre ans après Hippocrate et renoue du même coup avec le corps médical. Logique car il est lui-même médecin et amusant, car si Lacoste était interne dans Hippocrate, ici, dans Première Année, il se retrouve triplan en première année de faculté de médecine.

L’acteur qui incarne Antoine, un jeune homme qui galère pour passer le concours et qui se rapproche de Benjamin, un autre étudiant fraîchement débarqué du lycée, dont l’apprentissage semble se faire avec une aisance parfois déconcertante.

Première Année se déroule donc sur la période située entre la rentrée et les résultats au concours d’entrée. Un moment décisif que Thomas Lilti a lui-même vécu et dont il nous raconte ici les subtilités à travers le récit de deux personnages aussi différents que complémentaires dans leur approche des études. Deux protagonistes attachants, incarnés par deux acteurs parfaitement justes. Vincent Lacoste donc, mais aussi William Lebghil, un transfuge de la série Soda, ici impressionnant de nuance.

Un conte initiatique

Sensible, parfois drôle, réaliste et subtilement écrit, Première Année est une vraie réussite. On ne s’ennuie pas une seconde. La caméra de Thomas Lilti, proche de ses personnages, n’en fait jamais trop, et au final, le film rend compte d’une réalité parfois méconnue, tout en se posant comme une sorte de conte initiatique très fluide, mais aussi comme une belle histoire d’amitié.

Et puis ça peut toujours servir pour voir ce qui vous attend si vous avez également envie d’embrasser la carrière de médecin…

Gilles Rolland

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