À chaque fois c’est pareil : dès qu’un nouvel épisode de la saga Mission : Impossible sort au cinéma, toute la promo se base sur les exploits de Tom Cruise. Probablement l’un des seuls acteurs qui refusent de se faire doubler. Cruise qui prend donc de véritables risques pour effectuer lui-même ses cascades. Et pas des petites hein ! Non, car quand Tom Cruise décide de repousser ses propres limites d’épisode en épisode, il ne fait jamais les choses à moitié. Alors oui, à chaque fois c’est pareil, mais à chaque fois c’est énorme. Mission : Impossible – Fallout vient de nous en apporter la flamboyante preuve ! 

Tom Cruise is on fire ! 

Rien ne va plus pour l’unité Mission : Impossible ! Une organisation terroriste cherche à mettre la main sur trois capsules de plutonium pour faire exploser trois bombes nucléaires à divers endroits stratégiques. Le temps est compté… C’est à partir de ce postulat aussi simple qu’efficace que M:I 6 livre un show XXL une nouvelle fois ultra spectaculaire. Une idée simple qui lui permet de se débarrasser du caractère parfois un peu trop complexe du volet précédent mais pas pour autant de laisser tomber la profondeur de son récit. Car ce n’est pas parce que les grandes lignes sont plutôt « directes » que le film est bas du front. Pas du tout et c’est là que c’est très fort. Car c’est sans se départir d’une intelligence qui au final fait aussi la différence, que le film avance, de péripéties en morceaux de bravoure, entre Paris et Londres, pour à l’arrivée s’imposer comme le blockbuster le plus malin et le plus impressionnant depuis… Et bien depuis Mission : Impossible – Rogue Nation. Oui, c’est à ce point ! 

Et Tom Cruise ? Il est parfait. Qu’il pilote un hélico, qu’il se batte avec l’énergie du désespoir ou qu’il conduise à tombeau ouvert une moto ou un camion dans les rues de Paris, le comédien livre une performance totale et intense. Le tout en s’arrangeant pour ne pas faire de l’ombre à ses camarades. Car c’est cela aussi la force de la saga : mettre certes en vedette Tom Cruise mais laisser aussi de multiples occasions de briller aux autres acteurs. Et c’est ainsi que Rebecca Ferguson, déjà dans Rogue Nation, emporte à nouveau la mise, belle à tomber, rapide et furieuse. Simon Pegg et Ving Rhames ne sont pas en reste eux non plus d’ailleurs. Non franchement, voilà ce qui s’appelle une réussite totale. Le film de l’été est là et pas ailleurs ! 

Gilles Rolland

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