Adapté d’un roman de Margaret Atwood, la série The Handmaid’s Tale (La Servante Écarlate) raconte comment, dans une Amérique tombée aux mains d’une secte religieuse extrémiste, en proie à une fertilité en berne, une jeune mère de famille est devenue une servante. Un rôle qui l’oblige à faire la mère porteuse pour un couple de nantis. Un postulat très dur, pour une histoire qui fait de multiples parallèles avec un discours actuel et féministe pour une série puissante, pertinente et remarquable d’efficacité.

Alors que la saison 1 nous avait mis K.O. avec son redoutable final, la saison 2 trouve le moyen de faire encore plus monter la pression. L’occasion de retrouver June, le personnage principal, incarné par la formidable Elizabeth Moss, dans une situation toujours aussi inextricable. Une nouvelle succession de 13 épisodes parfaitement construits et rythmés, interprétés avec conviction et réalisés avec soin. À noter que cette saison n’est pas l’adaptation d’un livre, contrairement à la première, pour la simple et bonne raison qu’il n’existe qu’un seul roman de La Servante Écarlate. Pour autant, l’écrivaine, Margaret Atwood, très impliquée, a écrit une suite à son livre sous la forme d’un scénario. L’assurance d’un esprit fidèle aux intentions de départ pour une série qui évite brillamment de partir dans tous les sens ou de sombrer dans l’excès.

Toujours aussi actuelle, la saison 2 va donc plus loin et impose une tonalité crépusculaire et sombre et pousse à la réflexion. Un nouveau coup de maître.

Gilles Roland

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