Mis en œuvre à compter de la mi-2019, le futur Service national universel (SNU) sera obligatoire pour tous les jeunes de 16 ans, garçons et filles. Il devrait se composer d’une séquence obligatoire d’un mois et d’une autre facultative de trois mois minimum.

La première séquence devrait s’articuler en deux parties : la première sera consacrée à « un projet collectif élaboré en lien avec les associations et les collectivités ». L’encadrement et l’hébergement collectif serait assuré par l’État, des collectivités ou des associations, mais l’armée pourrait elle aussi être sollicitée. Ce mois obligatoire serait réparti sur le temps scolaire et sur les vacances.

La seconde partie serait conçue comme un temps d’apprentissage comprenant modules d’éducation civique, cours de premiers soins, et interventions de représentants de l’armée, de la police, de la gendarmerie et des pompiers.

La deuxième séquence facultative de trois mois pourra prendre la forme d’un engagement dans une association ou un autre organisme labellisé, dans des thématiques citoyennes : aide et accompagnement des personnes, préservation du patrimoine ou de l’environnement, tutorat…

Uniforme, ou pas ?

Beaucoup de précisions restent au conditionnel, car un groupe de travail doit conduire à l’automne une concertation avec les organisations de jeunesse, ainsi qu’une consultation numérique auprès des jeunes et des parents d’élèves. La forme définitive du SNU sera connue une fois les conclusions de cette consultation rendues, et après arbitrage par le gouvernement.

On ne sait pas encore, par exemple, si les jeunes en SNU porteront un uniforme. On sait en revanche que le principe du SNU consistera à les affecter dans un autre département ou une autre région que celle d’origine, afin de favoriser un brassage et l’apprentissage de l’autonomie.

Tout le monde ne sera pas concerné… au début !

Bien que l’âge de 16 ans soit la norme officielle, il devrait être possible, en cas de contrainte majeure, d’obtenir un report dans le temps.

Autre précision importante : tous les jeunes de 16 ans pourrait ne pas être concernés dès le lancement du SNU, le temps que le dispositif monte progressivement en puissance, afin d’y intégrer 750 000 jeunes d’ici à plusieurs années.