À l’horizon du troisième trimestre, vous n’avez plus beaucoup d’espoir : le redoublement va être prononcé par le conseil de classe. Vous allez repasser par la case départ sans toucher quoi que ce soit, à part peut-être le fond !

Bon, pour l’amour propre, OK, ça pique un peu. Mais en prenant un peu de distance, on peut relativiser.

D’abord, une année de plus pour terminer un cursus collège-lycée qui dure en théorie 7 ans, ça ne représente finalement pas grand-chose.

Mais le plus important n’est pas là. Pour ne pas subir cette décision, c’est à vous de prendre en main ses conséquences pour faire d’un échec une réussite.

Gérer l’annonce à ses parents

Le plus dur, si vous ne l’avez pas encore fait, ce sera d’annoncer la nouvelle à vos parents. Même si ils ont peut-être vu venir le redoublement, c’est à vous d’assumer la responsabilité de la situation. Ne faites pas l’autruche. Pour que la pilule passe, faites leur bien comprendre que vous entendez métamorphoser cette forme d’échec en tremplin pour mieux rebondir : en clair, mettre à jour vos lacunes là où ça n’a pas fonctionné cette année, et repartir de bonne bases pour la suite de votre scolarité avec, à la clé, un « bon » brevet ou un « bon bac » (avec pourquoi pas une petite mention).

Pour éviter aussi de « recuire » votre dégoût de l’école et/ou des profs, dites vous que ces derniers ne sont pas vos ennemis. Oui, ils pensent que redoubler peut vous remettre sur les rails. Et non, ça ne leur plaît pas que vous redoubliez, car c’est aussi un peu leur échec.

Ils comptent bien sur la maturité que vous gagnerez en un an et espèrent un investissement de votre part. Ils peuvent même vous donner des tuyaux pour ça : ils en ont plein les poches et seront en principe contents de vous aider. Sachez que c’est très agréable pour un prof de voir un élève progresser après avoir rencontré un échec.

Les bonnes résolutions pour septembre

On connaît, au moins, trois stratégies gagnantes, à appliquer tout au long de l’année :

Je bosse avec régularité : psychologiquement, il faut vous préparer à une année efficace. Les bonnes habitudes acquises vous serviront d’ailleurs tout au long de vos études… voire de votre future vie professionnelle.

Je vise l’excellence dans mes matières favorites : il y en bien au moins une ou deux ? Et si vous les aimez, il est impossible que vous y soyez absolument nul. On fait bien ce qu’on aime et on aime ce qu’on fait bien :c’est le principe du cercle vertueux !

Je revois mes objectifs à long terme à la hausse :  si vous êtes en seconde : avec une année plus réussie, peut-être pourrez-vous envisager une orientation vers une section différente ? Si vous êtes en terminale, pourquoi pas une mention au bac ? Mais aussi des débouchés plus variés ? Vous n’y pensiez pas vraiment jusqu’ici, mais avec de nouvelles bases, tout ou presque peut devenir possible. Soyez ambitieux, et donnez-vous les moyens de décoller vraiment.

Faut-il faire appel ?

Vos parents peuvent s’opposer à l’avis du conseil de classe et tenter de vous pousser vers la classe supérieure. Si votre retard n’est pas énorme, et si vous êtes prêt à potasser pendant l’été pour le rattraper, si, enfin, vous prenez de bonnes résolutions pour la suite, ce choix peut être le bon.

Dans le cas contraire, c’est reculer pour mieux sauter, et il y a fort à parier que la question se reposera l’an prochain… Et en pire, car vous aurez accumulé encore plus de lacunes.

A bon entendeur !

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