Imaginez qu’au lieu d’avoir 4,5 milliards d’année, la Terre n’avait qu’un an et que nous soyons le 31 décembre à minuit… Mais que l’évolution de la vie avait suivi le même cours que celui que nous connaissons.

Soyons plus clair : si la Terre était apparue le 1er janvier, la vie elle-même, sous sa forme la plus primitive (bactérie) ne serait apparue que pendant la première semaine du mois de mars.

Et puis, pendant de long mois, cette vie serait restée dans l’eau (ce qu’on appelle la « soupe primitive ») avant que les premiers vertébrés ne sortent de l’eau le… 20 novembre de la même année !

26 décembre, le temps des dinosaures

Un long mois s’écoule encore avant l’apparition des dinosaures le 26 décembre. Enfin, toujours à la même échelle, l’Homme moderne lève la tête le 28 décembre.

Quant à nous, aujourd’hui, nous vivrions le 31 décembre peu avant les douze coups de minuit. Et tous les grands événements, comme la Révolution française par exemple, n’auraient eu lieu qu’il n’y a qu’une ou deux secondes.

L’avantage de cette comparaison, c’est évidemment qu’elle permet de se faire une idée de la lenteur de l’évolution géologique et de l’apparition de la vie, mais aussi de la rapidité de celle-ci une fois les premiers organismes complexes apparus.

Ça ne vous donne pas le vertige ?

Hé bien on peut même aller plus loin ! Le grand astronome américain Carl Sagan est l’un des premiers à avoir inventé ce principe du calendrier cosmique, mais lui l’a fait courir sur les 13,7 milliards d’année de notre univers.

Dans le calendrier de Sagan, un jour correspond à 37,5 millions d’années, et notre apparition y est datée du 31 janvier, à 23 heures 58. Quant à l’ère chrétienne, elle débute à 23 h 59 et 56 secondes.

De quoi relativiser sur notre place dans l’univers, non ?