Vous souhaitez partir à l’étranger  dans le cadre de vos études? Quelle belle initiative ! Non seulement vous allez pouvoir prendre le large et découvrir de nouveaux horizons, mais vous ferez également de nets progrès en langue, tout en boostant votre formation avec une expérience à l’international.

Que vous débutiez vos études supérieures à l’étranger juste après le bac ou que vous souhaitiez partir en année de césure entre la licence et la maîtrise par exemple, le système des équivalences varie d’un pays à l’autre. De plus, il faut aussi vérifier avant de partir si le diplôme obtenu à l’étranger est également reconnu en France. Cela pourrait s’avérer utile au cas où vous souhaiteriez revenir après seulement 1 ou 2 ans et terminer vos études dans l’Hexagone, ou tout simplement le mettre en valeur sur un CV.

Pour être tout à fait honnête, cela peut vite devenir un vrai casse-tête car il n’existe pas d’équivalence juridique entre les diplômes obtenus à l’étranger et les diplômes français. EF peut vous aider dans vos recherches pour trouver un établissement partenaire.

Voici un petit tour d’horizon des équivalences par pays et par diplôme.

  1. Un peu de vocabulaire pour commencer

En France, le cursus universitaire applique le nouveau système du LMD (Licence / Maîtrise / Doctorat) pour être en harmonie avec les autres pays de l’UE et favoriser la mobilité des étudiants. Bien qu’il soit appliqué dans plusieurs pays européens, les équivalences portent un autre nom selon le pays où vous souhaitez aller.

En Angleterre par exemple, le Brevet correspond au GCSE et le Bac au A Levels. Le cursus universitaire est divisé en deux parties : l’undergraduate et le postgraduate. L’undergraduate s’étale sur 3 ans et aboutit à un Bachelor degree, qui correspond à la Licence en France. Le postgraduate est une formation de 1 à 2 ans qui démarre juste après le Bachelor degree. Il mène à un Master’s degree, l’équivalent d’un Master 1 ou 2. Enfin, le Ph.D (Doctor of Philosophy) correspondra plutôt à un Doctorat.

Pour les Etats-Unis, l’appellation reste la même qu’au Royaume-Uni sauf pour le Bac correspondant au High School Graduation.

Au Canada encore, le vocabulaire s’emmêle. Au Québec par exemple, l’équivalent du Bac français s’appelle le DEC (Diplôme d’Etudes Collégiales) et le premier cycle universitaire (3 ans) aboutit à un… Baccalauréat ! Les 2ème et 3ème cycle mènent respectivement à une Maîtrise et un Doctorat, comme en France. Pour être certain de votre équivalence, il vous faudra contacter le CICDI (Centre d’information canadien sur les diplômes internationaux)

Enfin, si vous avez pris le mandarin en seconde langue et que vous souhaitez partir étudier en Chine, les universités là-bas sont également divisées en plusieurs catégories, délivrant des diplômes différents. Pour une formation de 1er cycle, le Dazhuan est une formation professionnelle de 2 à 3 ans. Le Benke, correspondant à un niveau Bac + 4 ans serait l’équivalent de notre Licence. Pour un 2ème cycle, le Shuoshi est un diplôme Bac + 7, soit un Master. Et pour obtenir l’équivalent d’un Doctorat, le Boshi est généralement considéré comme la formation pour l’élite : les étudiants étrangers devront attester d’un excellent niveau pour y arriver !

 

  1. Comment obtenir une équivalence de diplôme pour continuer ses études à l’étranger?

Vous partez en Europe ou en dehors de l’UE ? Vous être inscrit dans un cadre interuniversitaire ou en dehors d’un programme d’échange ? Là encore, tout dépend non seulement de votre cursus mais aussi de l’établissement qui vous accueille. La reconnaissance n’étant pas automatique, vous devrez détailler très précisément votre parcours, résultats et les matières enseignées. Très souvent, les universités étrangères appliquent leur système d’équivalence au cas par cas !

Dans le cadre d’un programme d’échange étudiant

Qu’il s’agisse d’un programme type Erasmus ou dans le cadre d’un partenariat de votre établissement avec une école à l’étranger, la reconnaissance académique de la formation suivie est prévue en général, ce qui vous épargne des démarches administratives dès votre retour en France. Le bureau des relations internationales de votre école pourra vous renseigner.

Au sein de l’Union Européenne, il existe également un système d’unités de crédit de diplôme, le ECTS (transfert et d’accumulation de crédits). Celui-ci favorise la mobilité des étudiants d’un pays à l’autre. A la place d’un diplôme, vous cumulez des crédits en suivant votre formation. Ceux-ci varient en fonction de la charge de travail, des résultats et des objectifs à atteindre. Pour vous donner une idée, un crédit correspond à 30 heures de travail au maximum et une année universitaire doit correspondre à 60 crédits. Ainsi, vous pourrez vous balader dans toute l’Europe d’une université à une autre, tout en cumulant des crédits convertibles en diplôme.

 

En dehors de tout programme d’échange

En l’absence d’accord entre votre école et l’établissement choisi, ce dernier évaluera au cas par cas votre dossier, et décidera à quel niveau d’études vous pourrez vous inscrire. Pour appuyer votre demande, les demandes d’équivalence de votre diplôme français devront passer par le Centre ENIC ou NARIC sur place, comme c’est le cas au UK par exemple. On vous renseignera sur la procédure de reconnaissance académique et professionnelle. Celle-ci aboutit à un certificat de comparabilité. S’il n’y a pas de centre équivalent dans le pays où vous souhaitez étudier, adressez-vous à l’Ambassade de France sur place pour connaître les démarches à suivre. Il vous faudra cependant traduire votre diplôme dans la langue officielle du pays, soit via le centre, soit par un professionnel pour éviter les erreurs.

Aux Etats-Unis, allez sur le site de l’AACRAO pour connaître l’équivalent de votre diplôme sur place. Mais attention, les universités peuvent vous demander de faire appel à des services privés d’évaluation (« credential evaluation services », comme le NACES ou l’AICE) si celles-ci ne veulent pas le faire elles-mêmes. Est-ce gratuit ? Bien sûr que non….

De même au Canada, vous pourrez obtenir un EDE (Evaluation des Diplômes d’Etudes) auprès d’un des six membres de l’ACSED (Alliance Canadienne des Services d’Evaluation de Diplômes). Pour le Québec, vous pourrez déposer une demande d’évaluation comparative de votre diplôme français ici !

Il faut bien garder à l’esprit qu’au final, c’est l’établissement lui seul qui pourra vous fournir une équivalence officielle.

 

Si vous êtes motivés pour partir mais le système des équivalences vous paraît trop compliqué, faites appel à EF, leader mondial des séjours linguistiques depuis 50 ans, pour étudier à l’étranger.

 

 

 

 

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